Ton cœur vibre lorsque tu penses à ta programmation musicale estivale : open air du samedi, weekends décadents ou longue semaine de fête acharnée. Rappelle-toi, le festival des années passées furent sacrements rudes et ton corps avait mis du temps à s’en remettre -et cette année, il a encore vieilli. Il est temps de te préparer à affronter la saison des festivals d’une main de maître et de livrer un combat sans merci à ce soleil tueur tant attendu. Voici notre top 10 des DO et DON’T pour survivre en festival sous grosse chaleur.

Les déguisements de Casimir tu éviteras

Revêtir le plus sensationnel de tes costumes reste le meilleur moyen d’être le centre de l’attention tout en te sentant anonyme. Qu’il appartienne à ta tante ou qu’il soit l’objet d’un prêt en magasin, cet accoutrement volumineux est à éviter en juillet et août. En effet, par 35 degrés au compteur, mieux vaut se dévêtir plutôt que se vêtir. Nous savons que ce costume est comme ton identité véritable et que l’année dernière, tout le camping du festival était admiratif d’un tel bon goût mais tu vas devoir renoncer. Il en est de même pour les costumes d’enterrement de vie de garçon/fille ou de Marsupilami.

Avec ta bouteille d’eau tu danseras

Il s’agit presque ici de l’accessoire phare des plus gros safe-teufeurs, mais nous apercevons au loin celui qui reste 12 heures au soleil à s’enfiler des pintes comme dans un happy hour hivernal. Le pôle prévention happeero vous rappelle donc ici que l’alcool est liquide, mais pour une raison scientifique viable, celui-ci déshydrate. Selon les revues « Santé » les plus sérieuses, les effets de la déshydratation se traduisent par une sensation de soif accrue, de bouche sèche ainsi que la perte de sueur en abondance. Big up pour tous les festivals qui mettent à disposition un bar à eau, facile d’accès et illimité.

Du brumisateur tu abuseras

On aimait quand cette maman bienveillante nous brumisait la tête et la nuque durant la kermesse de l’école. Face à ce souvenir tendre, on a décidé de faire pareil, et de réaliser le meilleur investissement possible avec 5 euros en poche. On te garantit que ce gros brumisateur du supermarché fera des jaloux, et les festivaliers complimenteront ton intelligence rare. Ce sera l’occasion de brumiser cette danseuse amatrice qui nous offre un show sans relâche depuis quelques heures – et prendre soin des gens autour de toi. Les endroits préférés à brumiser en festival, selon un panel sérieux de festivaliers, sont : nuque, mollets et visage dégoulinant.

Hands up.

Le port du Bob tu renouvelleras

J’entends d’ici les controverses connues sur ce chapeau à la réputation difficile, mais le bob a du bon. En effet le bob, contrairement à sa cousine fashion Madame Casquette, ne t’écrase pas les cheveux du haut du crâne pour en faire une tortilla chaude. Le bob laisse un espace intime, et te respecte.

Des pauses de papi tu prendras

Tu connais toute la programmation mais aussi tous les sons qui passent, ce festival n’est d’aucun répit pour toi. La vie est même bien plus tranquille quand tu travailles la semaine. Tu vis musique, tu vis foule, tu vis danse, tu vis trans, la vibe t’a gagné et tu ne t’arrête jamais. Cependant, te retirer sur le bas-côté comme un lâche et boire un verre d’eau frais à l’ombre est malheureusement nécessaire, bien que cela n’inspire aucun fun à personne.

D’un éventail tu te munieras

Poux ceux qui ne connaissent pas cet objet, l’éventail a pour but de brasser l’air chaud et moite de ton environnement invivable. Il te permettra aussi de te cacher le visage en cas d’urgence ou mieux, de t’effacer sous une honte imprévisible – la vie est ce qu’elle est, et nous devons apprendre à nous défendre. À acheter le moins cher possible, car c’est le genre d’objet que l’on perd le soir-même de son achat.

Câlins sous modération tu feras

Ton cerveau a complètement oublié ton mood de l’hiver, les gens tristes du métro et la fatalité des relations humaines. Les visages qui t’entourent sont beaux et respirent l’espoir, et tu as subitement envie de faire des câlins à tous les inconnus. Ce garçon avec cette pancarte « Free Hugs » ramollie par la transpiration de son ventre te semble être un partenaire parfait. Pourtant, tu apprendras que la chaleur humaine à ses limites, et qu’on ne peut s’étouffer d’amour à tout bout de champ par 35 degrés.

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De la pastèque tu mangeras

Ce fruit cool est une bonne option, c’est comme boire un soft en secret. En effet, la pastèque contient plus de 90% d’eau, et ainsi soulagera cette petite mort provoquée par cette fontaine de vin blanc cher et pas bon. Dans le même style -en beaucoup moins Instagramable- le chou-fleur cru en tente-sauna est un super-plan que seulement de rares festivaliers connaissent. Il ne pourrit pas et ne se fait pas voler.

Le Glitter Booty pas pour cette fois

Si vous êtes passé à côté de la tendance festival de l’été 2018, je vous invite à rechercher activement dans Google ce phénomène artistique. Les opinions divergent, certes, mais d’une manière rationnelle nous pouvons dire que tout festivalier sous soleil de plomb se doit de passer à côté de cette mode. Pour des raisons évidentes, le Glitter Booty est à éviter en grosse chaleur, pour le maintien des paillettes dans le temps et pour des questions de confort (s’assoir, par exemple).

Ta bière tu lanceras (ou pas)

C’est bien le conseil le moins garanti de ce top, mais c’est un fait avéré : les gens aiment lancer leurs fins de bière tiède dans la foule en festival. Bien que personne n’apprécie recevoir cet extra de houblon liquide, c’est une option de survie si tu n’as ni bouteille d’eau, ni brumisateur, ni éventail, ni bob.

Un bon festival tu passeras

Et si tu as toujours trop chaud, réserve ton verre offert sur happeero.