Quelques mois d’existence et déjà pas mal de monde dans leur danse. Leur atmosphère oscille entre deep tribal, wild mood et ethnic spirit avec comme seule ligne de conduite l’exploration musicale puisée aux quatre coins de la planète. Avant tout amis, ils veulent faire de Paris une capitale multiculturelle et user du son comme d’un catalyseur de rencontres. Pour Drop The Mic, interview chaleureuse avec Kaöb du collectif O’Tawa. 

O'TAWA

KAOB

happeero : O’Tawa, quesaco ?

Kaöb : Selon une légende primitive, O’Tawa aurait été le dieu de la fête. Après de longues recherches, nous avons trouvé une copie d’un vieux manuscrit trouvé en 2016 lors de recherches archéologiques à Naachtun, la cité maya perdue au Guatemala, que l’on a ensuite fait traduire en français et dont l’un des passages disait ceci :

« Les mains levées vers le ciel, face au sanctuaire qui surplombait la jungle sauvage, ils criaient tous à l’unisson tel un mantra « O’Tawa.. O’Tawa.. O’Tawa.. ». La Terre tremblait aux rythmes des tambours battants, la foudre scintillait de mille feux sur la canopée, et dès lors, le Dieu O’Tawa se retourna vers la foule en liesse. Il déploya ses bras et lança majestueusement : « Ouvrez votre cœur et libérez votre esprit. Laissez guider vos pas aux rythmes des mélodies et que la fête commence » Le signal retentit et de grosses basses puissantes s’abattirent sur le monde en délire. Des percussions divines, des chants chamaniques et mystiques commencèrent à vibrer dans les corps de chacun. Les énergies cosmiques émanaient de toutes parts et le voyage sur le chemin de l’extase ne venait que de débuter.

O’Tawa, en apercevant ceci, sourit puis repartit en ayant le sentiment du devoir accompli. Désormais, tous étaient liés, tous faisaient partie de ce monde à part, unis dans la joie et l’amour, qui ne demandait qu’à accueillir toujours plus de disciple. »

Après concertation, on s’est dit O’Tawa c’est l’appel de la fête ! On avait envie d’un nom qui tape, qui marque les esprits, qui interroge, inspire…

Votre collectif O’Tawa est assez récent, des bons retours depuis votre création en janvier dernier ?

Oui, une belle programmation, des lieux cool, des prix attractifs, et pleins de futurs partenariats en France et à l’étranger.

On a vous déjà vu avec nos chamans préférés, Gramophen, le mois denier à L’International. Aujourd’hui, vous êtes au Glazart, demain quels sont vos projets ?

Énormément de projets ! Nous organisons une soirée par mois, peut-être dans le futur une fois toutes les 3 semaines. Les prochains lieux seront sans doute La Plage du Glazart, la Bellevilloise, La Clairière… mais aussi des teufs en extérieur, en forêt, dans des lieux insolites…

Nous nous sommes également associés à nos 3 potes de Gramophen afin d’agrandir le collectif et développer plus de projets. Ils seront aussi DJs résidents sur chacun de nos événements à partir de fin mai.

Avec Julien (Black Venus), mon acolyte et co-fondateur d’O’Tawa, nous partons mixer dans les contrés les plus sauvages d’Ukraine au Vibronica Festival qui se déroulera du 12 au 15 Juillet. Puis, pour ma part, fin juillet à Riga en Lettonie au Kometa Festival.

Vous parlez de vouloir rassembler les gens dans un voyage nomade, ethnique et spirituel. Ca donne quoi une soirée O’Tawa ?

Une énergie mystique, des percu qui vibrent dans les corps de chacun… On essaie de revivre à chaque soirée la légende d’O’Tawa et d’inviter au voyage, à la découverte, au lâcher prise… Nous voulons faire ressortir le côté sauvage, primitif qui existe en chacun de nous, comme si nous dansions dans la forêt autour du feu avec les loups ! Et bientôt, ce sera une expérience autant visuelle que musicale…

Nous allons encore agrandir notre collectif, créer une troupe de théâtre, (danseuses de feu, show danseurs, visuels et performers) qui nous accompagneront sur chaque évènement. Créer une ambiance unique et propre à ce que nous voulons propager dans ce monde. L’amour de la musique, la joie, la liberté, l’ouverture et l’élévation des esprits.

Nous voulons également faire des soirées à thèmes déguisées (Africaines, Sud-américaines, Indiennes, orientales…), et… gardons un peu de mystère… 😉

D’où vous viennent ces influences World, Tribe, Ethnic ? Des voyages à l’origine de tout ça ?

Passionné de voyages, j’ai vécu à Dublin, Mexico, Sao Paulo entre 19 et 25 ans, puis un voyage de 7 mois en Asie il y a 3 ans. J’ai également visité une trentaine de pays dans les 4 coins du globe depuis mon enfance. Tous ces voyages, découvertes et rencontres m’ont ouvert à ces influences, à la multiculturalité, aux cultures et langues étrangères, au monde et ses richesses…

Le teknival du 1er mai fêtera ses 25 ans cette année, mais toujours dans l’illégalité. Vous pensez qu’un point d’entente avec les pouvoirs publics pourra être envisageable un jour ?

Honnêtement, je n’ai jamais entendu parler de ce festival. Après quelques lectures sur le sujet, j’ai un gros doute concernant ce point d’entente. Le mieux est de rester dans l’illégalité. Vivons cachés, vivons heureux !

Selon une étude sortie récemment, faire la fête augmenterait l’espérance de vie. Comment on vit la teuf chez O’Tawa ? Directement en after ou au fond de son canapé pendant un semaine ?

(Rires) Une journée ou deux au fond du radeau suffisent ! J’ai plus 20 ans et la santé, c’est important ! Mais, vous pourrez sans doute continuer la fête avec Julien !

O'TAWA en pleine action.

Julien

Ottawa c’est la capitale du Canada, l’un des pays les plus froid du monde. Pourtant vous balancez des sons remplis de chaleur, une anecdote derrière ce nom ?

Sur la page Facebook O’Tawa, on a reçu un message d’un mec qui nous disait habiter à Ottawa et qu’il trouvait notre projet génial… no comments !

La/les pépite(s) du moment que vous ne pouvez vous empêcher d’écouter ?

En ce moment, j’écoute des musiques plus chill ethnic… Par exemple, “Toto Bona Lokua – Ma Mama” qui me redonne le sourire dans ma voiture en plein embouteillage. Bien que mes Dj set et certaines prod’ soient beaucoup plus énervés, (Deep Tribal Ethnic entre 115 et 123 Bpm), j’adore aussi écouter, composer, mixer des sons plus tranquilles en Downtempo. Il y a tellement d’artistes que j’affectionne. Le mieux, c’est de venir nous voir !

L’instant promo pour le mot de la fin pour O’Tawa…

O’Tawa a envie de vous faire un gros câlin ! Ne manquez pas notre 3ème soirée le samedi 28 Avril au Glazart aux côtés des très talentueux SAINT et Farry du label Sauvage FFW et du guru Juan !

 

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