Ils viennent de souffler leur première bougie ce début février. Temps suffisant cependant pour créer un collectif, enchaîner une multitude de dates dans des lieux prisés de Paris et faire jouer des artistes et des collectifs aux petits oignons. En 2018, ils sont bien décidés à continuer sur la même lancée entre musique funky, vibes disco et sonorités house. Après Gramophen, nouvelle rencontre Drop The Mic avec les membres du collectif de dj parisiens 7Records en toute décontraction.

happeero : 7Records, késaquo ?

7Records : C’est une bande de 7 potes qui se sont rencontrés pendant leurs études à Lille, et qui s’est spécialisée dans l’art du retournement de dancefloors. De boîtes en bar, de gros événements en soirées privées, le mot d’ordre a toujours été simple : proposer des soirées rythmées, conviviales et accessibles, dans lesquelles néophytes et gros diggeurs viennent pour se déhancher et repartent avec un gros sourire et un bon souvenir.

Comment est venue l’idée de monter votre crew ?

On a commencé à mixer ensemble il y a quelques années lors de soirées privées, et on a pas mal écumé les dancefloors de France et d’Europe. On s’est retrouvés à Paris l’an dernier, et on s’est dit que c’était le moment idéal pour passer au niveau supérieur et pour monter notre collectif !

Comment définir votre identité musicale? Quelles sont vos influences ?

Au niveau musical, on reste fidèles à ce que l’on a toujours aimé : la house sous toute ses formes mais aussi le disco, le funk ou le breakbeat et parfois la trance si on est en forme. L’idée est de faire voyager notre public entre ces différents styles, de les entraîner dans une aventure avec des sons qu’on cherche pendant de longues heures chaque semaine.

Ça fait maintenant 1 an que 7Records existe, c’est bientôt l’heure du bilan, comment résumer cette année ?

On a passé une année incroyable ! Il y a un an le collectif n’existait pas… Depuis, on a eu l’occasion de mixer dans plus d’une dizaine d’endroits (Panic Room, Batofar, Officine, 9B), d’inviter des artistes/collectifs qu’on adore (Cecil, Mercredi Records, Marzattack, La Wild, Beau Mot Plage), et surtout de créer une communauté autour de notre crew !

collectif 7records

Qui dit 1 an, dit anniversaire: on fête comment son anniversaire chez 7Records ?

En famille ! Pour l’occasion, on voulait faire quelque chose de plus intimiste avec toutes les personnes qui nous suivent depuis un moment. Du coup on organise une soirée privée, plus underground, dans un lieu sur Paris qu’on investit pour l’occasion. On ramène le système son, la déco, la fête,les gens leur bonne humeur et accessoirement de quoi tenir toute la nuit !

7Records, c’est déjà une dizaine d’événements en un an, des soirées publiques, des soirées privées comme celle du 10 février, quels sont vos projets pour 2018 ?

Déjà, continuer l’organisation des Petites Salles et des Petits Bars tout au long de l’année, à chaque fois dans des nouveaux endroits qu’on aura plaisir à faire découvrir à notre public. 2018 sera aussi pour nous l’occasion d’accroître les collaborations existantes avec des gars rencontrés en 2017, comme Mercredi Records ou la Wild, mais aussi avec des amis de longues dates comme Cecil. On a aussi une grande volonté de rencontrer encore d’autres crew pour partager nos expériences, des sons, des histoires et pourquoi pas des futures nouvelles collaborations !
Enfin, on est sur un gros projet pour le début de l’été 2018, un bail de plein air qui promet beaucoup. On vous en reparle bientôt 😉

L’émission Le Cercle, propose de regarder des lives dans des spots insolites voir magnifiques, si vous pouviez jouer n’importe où, ce serait où votre nirvana ?

Thomas : ​En bon mec de Marseille, j’aimerai trop faire un set dans ma garrigue natale ! Le soleil orange, l’odeur de pin, la mer au loin et le chant des cigales entre les lignes de basses, le rêve !

Charles : ​Le Mont Saint-Michel, déjà car le lieu est magnifique et en plus de voir monter l’eau au fur et à mesure du set puis le coucher de soleil ça doit être incroyable !

Martin : ​Un de mes moments les plus kiffants pendant un dj set fut le lever de soleil magique sur le set incroyable de Petre Inspirescu au Sunwaves en 2016. Quelque chose de similaire mais en France dans le cadre des calanques de Marseille pour essayer de recréer cette ambiance magique et en profiter derrières les platines ce serait dingue !

Jérémy : ​J’aimerais vraiment organiser quelque chose sous la pinède landaise.. Blotti au pied d’une dune entre océan et forêt, embruns et épines de pins. C’est un endroit où on se retrouve très très vite isolé de tout, où seul le lieu et le moment restent, ça me plait bien.

7records

Que pensez-vous de l’évolution de la scène électronique Parisienne aujourd’hui ? Comment souhaitez-vous poser votre empreinte avec 7records ?

On a commencé à suivre le mouvement du renouveau de la scène électronique parisienne ‘underground’ (qui ne l’est plus trop maintenant) il y a près de 5-6 ans et ça avait rien à voir. Les soirées étaient beaucoup moins pleines, les gros noms ne passaient qu’une fois tous les 2 mois à Paris et les collectifs comme le nôtre beaucoup moins nombreux. On a de la chance de vivre à Paris en 2018 ! La ville est foisonnante, avec toujours plus de lieux pour faire la fête et d’artistes à découvrir… Surtout, on sent que les gens sont réceptifs à la musique, qu’ils soient néophytes ou passionnés, c’est hyper motivant !
En ce qui concerne l’empreinte 7Records, on reste fidèle à notre ligne directrice : proposer des soirées conviviales et accessibles à tous, avec un mélange d’influences musicales qui rassemble tout le monde sur la même piste de danse. Un retour aux valeurs ancestrales de la House, en quelque sorte. Ca peut paraître simple, mais au final c’est pas si courant que ça.

Un DJ est toujours à la recherche de la pépite qui fera la différence, comment dénichez-vous vos killer tracks ?

On passe tous énormément de temps sur des chaînes Youtube plus ou moins obscures ! Les sets de nos artistes préférés nous donnent pas mal de bonnes pistes aussi. Les groupes des chineurs (house / origines / BMP) sont aussi une bonne source de tracks originales et incroyables.
Et en bons diggeurs qui se respectent on passe pas mal de temps sur discog.s mais pas assez chez les disquaires par contre…

Sans filtre: votre plus belle anecdote de soirée ?

Lors d’une de nos premières soirées Le Petit Bar (censée être un apéro posé et convivial), on a mal calibré notre comm’; et on s’est retrouvés à être beaucoup trop nombreux pour le lieu qui nous accueillait ! Les gérants étaient trop content de voir une telle affluence, mais ils se sont vite retrouvé débordés par la foule; et ont dû fermer plus tôt que prévu pour faire en sorte que la horde de sauvageons se disperse.

En dehors de nos soirées, c’était au Sunwaves en août 2016, panne de courant sur le set de LIZZ. Plus aucun bruit, la foule attend. Et là un mec commence à taper en rythme sur sa bière avec ses clés. Tout le monde commence à le reprendre en rythme en tapant des mains et en sifflant, jamais vu une ambiance aussi folle !

collectif 7records

4 sons pour passer une soirée inoubliable ?

Thomas :Dannii Minogue – Baby Love (Silky 70s mix). Le genre de son peu connu mais entêtant, qui met la soirée sur orbite et que tu te retrouves à fredonner le lendemain matin !

Charles ​: Energy 52 – Cafe Del Mar (Nalin & Kane Remix). Un classique qui rappelle forcément des souvenirs aux gens, par leur grand frère ou écoutée puis oubliée. A jouer tout en long pour son incroyable, longue et épique montée.

Martin : ​Lizz – Crampeu. Avec un bon système son et des basses bien chaleureuses, pour voir tes potes qui te disent que la micro c’est pas trop leur truc danser comme des malades sur cette track plein de groove.

Jérémy : Greg di Mano – New York To Paris (Jerome de Palma Remix) Aie aie aie, toute la house que j’aime. Le genre de son inconnu dont tu ne te lasses jamais et qui ne prendra jamais une ride !

L’instant promo de la fin…

Likez la page Facebook 7Records ! C’est bête mais ça compte énormément pour chopper des dates dans des endroits stylés 🙂