C’était il y a un peu plus d’une semaine et pourtant, on s’en souvient comme si c’était hier. Pareil à la fièvre d’un samedi soir, c’est tout naturellement qu’I Love Techno est venu poser une nouvelle fois ses valises au cœur du Languedoc-Roussillon. Une occupation loin de passer inaperçue puisque le célèbre festival sudiste compte bien poursuivre son petit bout de chemin, et ce, dès l’an prochain. En attendant, n’hésitez pas à regarder ce qui se fait en Suisse, des pass festivals à vie, c’est lourd mamène. 

I Love Techno, un festival haut en couleur

S’aventurer à I Love Techno, c’est un peu comme accueillir les vacances de Noël avant l’heure. Programme en main, sac sur le dos et baskets aux pieds, direction Montpellier le 16 décembre dernier pour une nuit pleine de vie et de magie. Une date incontournable en cette fin d’année 2017 sur laquelle nous souhaitons revenir avec vous !

La Red Room du festival I Love Techno 2017

Ainsi donc, notre histoire commence après avoir brillamment réussi à passer les épreuves du « comment arrive-t-on en soirée », c’est-à-dire : expérimenter un fabuleux collé-serré dans le tramway, attendre vaillamment à l’entrée d’ILT et rappliquer aux vestiaires. Success story en poche, nous découvrons enfin le ventre de ladite bête et tel que nous l’imaginions le parc des expositions en jette. Pas le temps de niaiser, c’est un panel abondant de choix musicaux qui nous attendent. Dans notre viseur, quatre salles se divisent entre Red Room, Green Room, Blue Room et 3M Purple Room pour des sets qui s’annoncent tout simplement inoubliables.

Des artistes en veux-tu en voilà

Il est minuit pétant et après un bref détour au bar, nous nous dirigeons vers la bénédiction Sam Paganini. Le maître est en place. Doté de son indubitable techno industrielle, il nous envoie valser illico presto. Avec une touche parfois dancefloor, ce bongo auditif fut un vrai régal. Mais après tant de plaisir, impossible d’arrêter les hostilités là. Nous décidons alors de poursuivre notre escapade vers un univers tout autre. L’air frais dans les poumons, nous traversons en hâte le parc des expos.

C’est alors qu’au loin, l’antre de la Blue Room nous fait part d’échos surdimensionnés. Les platines en mains Herobust s’enjaille sur une sérénade de dubstep. Septième merveille du monde ou non, c’est pour nous LA claque de la soirée. Pas très admirateurs du genre de base, c’est avec une petite appréhension que nous nous y sommes rendus, mais un seul mot pour décrire ce live : majestueux. Zomboy poursuit tout aussi bien les festivités. Amenant avec lui une vague d’énergie incontrôlable, la salle se retrouve alors comme transportée ailleurs. Impossible de quitter cet endroit fantasmagorique avant que les dernières notes tambourinent à notre tête. Le corps en sueur et le cœur en émotion, nous partons à la fin du set.

I Love Techno

Aux platines, Boris Brejcha.

Entre-temps, nous nous octroyons un petit arrêt à la buvette, puis nous repartons de plus belle nous hydrater des vibes d’Agoria et d’Oxia. Là non plus, la déception n’était pas de mise. Nous clôturons cette belle épopée en compagnie de l’ultime Boris Brejcha (avec un détour express chez Manu le Malin). Si ce deuxième ne nous a malheureusement pas convaincus, le premier nous a carrément rendu accros. Et, comme le dit si bien le proverbe « le meilleur pour la fin », on ne pouvait pas rêver mieux ! En fin de compte, nous retenons de ce spectacle musical une programmation aux petits oignons, des rencontres extravagantes et des jeux de lumière à couper le souffle !

Rendez-vous l’année prochaine

Et oui, I Love techno, on adore. C’est pourquoi, on valide incontestablement cette édition 2K17, bien que nous n’ayons pas pu nous téléporter partout. Ici tout le monde est invité à festoyer, s’amuser, partager, mais surtout profiter du moment présent. Un festival complet sous toutes ses formes et dont les échos résonnent bien au-delà de nos frontières. Par ailleurs, sachez que le compte à rebours est lancé puisque la prochaine saison du festival est d’ors et déjà annoncée au 15 décembre 2018.
Alors prêt pour une nouvelle édition ?

Laura Noales